Accueil Date de création : 06/04/09 Dernière mise à jour : 29/11/11 16:50 / 13 articles publiés

Présentation  (Miscellaneous) posté le lundi 06 avril 2009 21:32

Blog de dreaming-of :Dreaming of wonderworld, Présentation

°°°°°°°°°°

Il s'agit d'un blog pour publier une Fiction personnelle.

Je ne suis pas écrivain, alors ne vus attendez pas à de la grande littérature, mais j'ose espérer que ça vous plaira. =) 

Il s'agit de ma première histoire que je publie, alors tous les commentaires (critiques positives comme négatives) sont les bienvenues pour me permettre de progresser et vous offrir par la suite, des chapitres de meilleurs qualités.

J'attend vos commentaires et critiques avec intérêt.

N'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter si vous désirez être tenus au courant de l'avancé de ce blog. 

°°°°°°°°°°

i Cette histoire ne présentera pas de scène de sexe très détaillée, mais il y aura tout de même quelques scènes assez explicites. Âmes sensibles, jeunes et pures s'abstenir. Et particulièrement les êtres grossiers (cela est aussi valable au féminin)

Cette histoire n'a en aucun cas un aspect pornographique !!

Il peut y avoir du Boy's Love (Amour entre hommes) : alors homophobes passez votre chemin. !

Âge minimum requis : +16 ans

Certains passages porteront la Mention +16 ou +18 indiquant l'âge minimum demandé pour lire ces parties.

Si vous ne tenez pas à être choqué(e)s merci de respecter ces recommandations.


Bonne Lecture à tous <3

°°°°°°°°°°

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Dreaming of wonderworld - Prologue  (Dreaming of Wonderworld) posté le lundi 06 avril 2009 23:11

Blog de dreaming-of :Dreaming of wonderworld, Dreaming of wonderworld - Prologue

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Marc entendit du bruit en bas. Intrigué, il décida de se lever pour descendre voir ce qui se passait. Sa maison n’était pourtant pas du genre à attirer les fantômes : trop moderne ! Que ferait un Fantôme dans une résidence universitaire toute neuve ? Mais quand il arriva au salon, il se figea sur place tel un véritable bloc de bêton et plus blanc qu’un linge. Son colocataire, et meilleur ami, disparut depuis quatre ans aux suites d’un accident en mer se tenait debout devant lui, en train de ranger ses affaires et de se préparer à dormir sur le canapé. Il avait l’habitude de faire cela quand il rentrait tardivement d’une soirée pour éviter de réveiller le brun fluet.

Ce fantôme pivota alors et se mit à lui sourire.


« Oh tu es réveillé ? Désolé, je ne voulais pas faire autant de bruit… »

 

Toujours aussi raide et choqué, Marc ne savait quoi dire, il finit par retrouver l’usage de ses cordes vocales et articula difficilement :

 

« Jake ? C’est toi ? Co… Comment ? Quand ? Tu… Tu es… vivant ? »

 

Le dit Jake, grand chevelu plutôt athlétique se redressa de toute son imposante stature. Il paraissait lui aussi choqué devant ces questions. Après un long silence lourd, il se remit à sourire doucement, ses lèvres semblaient pourtant tenter de dissimuler ce sourire. Mais finalement il explosa de rire et dû s’asseoir sur le canapé, littéralement plié de rire. Marc sursauta, ne comprenant pas cette hilarité soudaine. Il revenait comme une fleur pour se moquer de lui ? Se moquer de sa surprise de le revoir ici ? Mais c’était quoi ce type ?!

Furieux il courut vers lui et se posta face à lui, les mains de part et d’autre de son visage, posées sur le dossier du canapé. Il le fixait intensément d’un regard meurtrier.

 

« Why so funny ? » demanda-t-il en laissant sa langue maternelle reprendre le dessus. Preuve incontestable qu’il était plus que furieux.

 

Jake releva doucement ses yeux turquoises vers lui et répondit d’un ton léger :

 

« Je reviens juste de l’anniversaire de Chris et là tu m’apprends que je suis censé être mort ? Si c’est hilarant ! » Il repartit dans un éclat de rire des plus puissants.

Effaré, Marc s’assit à son côté, baissant la tête et soupirant.

« - Ces quatre dernières années n’étaient qu’un cauchemar ?

- Tu fais des rêves sacrements bizarres mec ! »

 

Le noirâtre aux yeux turquoise riait encore et encore, ne s’arrêtant plus. Marc non plus…




Et voici donc le tout début de cette fiction. 
Un petit prologue pour vous mettre l'eau à la bouche. (enfin j'espère)

Que pensez vous de ce rêve ?
Réactions ?
Critiques ?
Proposition

Kami-Kazuki-Sama

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CHAPITRE I : «Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.»  (Dreaming of Wonderworld) posté le lundi 06 avril 2009 23:31


PARTIE 1/2

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Quelques jours plus tard, dans un élan de grande volonté, Marc essaya de se réveiller à l’heure. Tel un zombi plus mort que mort-vivant, il sortit de son lit et alla se doucher. Ses cheveux bruns, ni longs ni courts, se dressaient dans tous les sens sur son crâne n’arrangeant absolument rien à son air peu frais. Mais même sa peau légèrement halée ne donnait pas une impression de vie à son visage. Quand il sortit enfin de la salle de bain, il croisa un Jake parfaitement réveillé et déjà pétillant qui se mit à rire en voyant le visage de son colocataire totalement décomposé malgré la douche, et ses cheveux encore humides, tirés en arrière en attendant qu’ils sèchent.

 

« Non Franchement ! Arrête ça ! Tu n’es pas fait pour sortir aussi vite de ton lit. Tu verrais ta tête ! »

 

L’intéressé se contenta de grogner et descendit déjeuner. Jake le rejoignit rapidement et entretenait la conversation comme chaque matin, mais ces conversations n’avaient pour but premier que de maintenir le zombi hors des bras de Morphée. Et surtout, d’éviter qu’il se noie dans son bol de céréales… Marc était loin d’avoir le réveil facile, et dès qu’il le pouvait, il ne disait pas non à un petit sommeil qui, malheureusement, se transformait aussitôt en état comateux.

 

« Bon allez, je file. On se voit dans l’amphi mec ! Et… Essaie de rester éveillé jusque là quand même… Oh oh… Maaaarc ?

-  … Ouai, ouai c’est bon, répondit-il en se levant pour débarrasser. Je prends deux cafés et je pars aussi de toute façon.

-  Mouai, la caféine ça ne te réussit pas mais bon… Ce sera toujours mieux que ta tête actuelle ! »

 

Dans un élan de vivacité, le zombi le fusilla de son regard vert émeraude menaçant et Jake partit en courant, son sac sur l’épaule, tout en riant de bon cœur. Sa bonne humeur avait le mérite d’être contagieuse et Marc se mit également à sourire en finissant de ranger la cuisine.

            Une fois arrivé à l’université, il comprit qu’il n’aurait pas dû prendre une seconde tasse de café, voire un bol vu la taille de la tasse ; ses mains tremblaient comme s’il avait Parkinson et il ne tenait pas en place.

Étant dans la même classe à cette heure, les deux colocataires se retrouvèrent comme prévu, et la mine toujours enjouée du clown s’était pourtant éteinte. Le châtain sur-caféiné s’en inquiéta aussitôt. Cette expression était à des années lumières de la personnalité de Jake, il y avait quelque chose qui clochait forcément.

 

« Ca ne va pas Jake ?

-  … Est-ce que j’ai fait quelque chose chez Chris dont je ne me rappellerais pas ? Tu m’as vu parler à Stéphanie ou être mauvais avec elle ?

- Euh…Oui tu lui as parlé. Mais jusqu’à ce que je parte tout allait bien, comme d’habitude. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

- Et bah, ce matin, je l’ai croisée dans les couloirs. Je lui ai dit bonjour et là, comme ça, elle est devenue blanche et est partie en courant… En larme…

- Quoi ?! » se mit à crier soudainement Marc.

 

Tous les élèves se retournèrent dans sa direction, en levant un sourcil ou alors après avoir eut la peur de leur vie. Ce dernier s’excusa aussitôt alors que le professeur faisait son entrée dans l’amphithéâtre. Après quelques minutes de silence, le brun reprit doucement la conversation :

 

« Tu veux que j’aille lui parler ? … Hé reprend toi c’est rien ! C’est un malentendu certainement.

- Ouai, j’espère… » Mais Jake ne semblait pas retrouver le sourire, et malgré son côté sûr de lui et très joyeux, il était d’une sensibilité à fleur de peau. Voir une de ses amies le fuir en pleurant avait donc été une déchirure importante.

 

Marc essaya de le réconforter comme il le pouvait et sa maladresse due à son excès de caféine aidait pas mal dans cette entreprise assez périlleuse : il faisait tomber ses stylos régulièrement et chaque fois qu’il essayait de le rattraper, il se retrouvait lui-même sur le sol. Le noirâtre souriait et même riait mais son voile peiné revenait aussitôt après. Cela semblait partit pour durer toute la journée, même son éloquence habituelle ne transperça pas le silence lourd qui s’installait entre eux trop souvent. Dans les couloirs, à la cafétéria, entre deux changements de classes, le maladroit ne cessait de chercher un sujet de conversation, essayant de relancer son ami ce qui, il faut bien l’avouer, n’était pas d’une grande efficacité.

Dans le couloir, alors que Jake allait à son casier pour aller chercher son matériel de Travaux Pratique, Marc tenta de repartir sur un sujet un trop sujet aborder ces derniers temps.

 

« J’ai repensé à mon cauchemar de l’autre jour. Tu sais il sembl…

- Encore ce rêve stupide ? T’es vraiment pas doué Marc, c’est qu’un rêve oublie.

- Ca se voit que tu n’as pas vécu quatre années perturbantes en une nuit !

- Peut-être mais je sais faire la différence, et je n’ai pas spécialement envie de t’entendre encore me parler de ma ‘noyade’, rétorqua le chevelu en esquissant un sourire. Comme réconfort c’est pas super, plutôt déprimant en fait… Allez mec, tu peux trouver mieux ! »

 

            La tension sembla retomber un instant, il s'était même mis à lui ébouriffer les cheveux en le coinçant sous son bras. Un bruit sourd se fit alors entendre derrière eux. Stéphanie venait de s’écrouler à seulement quelques mètres des deux jeunes hommes. Elle semblait pétrifiée et elle tremblait de tout son corps assez maigre. Ses cheveux ébène lui tombaient sur le visage tel un masque. Son portable gisait à côté d’elle. 
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CHAPITRE I : Partie 2/2  (Dreaming of Wonderworld) posté le mercredi 08 avril 2009 11:51


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Jake se précipita pour l’aider à se relever, mais aucun de ses muscles ne semblait prompt à la coopération. Marc était déjà là et l’aida à la transporter jusqu’à l’infirmerie. Les deux jeunes hommes restèrent dans un coin de la petite pièce trop éclairée, et trop blanche, en attendant de voir si elle allait mieux. Son corps semblait reprendre de la vigueur mais pas son teint, qui passait du vert au blanc sans grande interruption. Le garçon aux cheveux noirs finit par grogner et partir pour aller chercher les affaires de Stéphanie, ça ne servait à rien qu’elle reste à l’université dans cet état. Marc vint s’asseoir près d’elle et lui caressa doucement les cheveux, les écartant de son visage de poupée. Elle essaya de lui sourire, cependant des larmes vinrent embrumer ses yeux.

« Stéph’… Ca va mieux ? »


Il n’eut comme réponse qu’un hochement de tête désapprobateur.

 

« Jake est parti chercher tes affaires, je pense qu’il va te reconduire chez toi… Tu as vraiment une sale mine tu sais.

            - Merci beaucoup…

            - C’est normal, mais qu’est-ce que tu avais ? Jake m’a dit que tu l’avais évité toute la matinée, en larme. Il t’a fait quelque chose ?

            - Quoi ? Bien sûr que non… Je ne l’ai même pas vu, c’est juste que… non rien laisse tomber.

 

La jeune fille se mit sur son flanc, dos au jeune homme châtain. Ce dernier soupira, il resta assit à côté d’elle en attendant que son ami revienne avec ses affaires. L'inquiétude et le malaise se lisaient sur son visage, il ne savait vraiment pas comment réagir. Puis le portable de la jeune fille, rangé dans la poche de Marc, se mit à sonner. Ce dernier sursauta, ne comprenant tout d'abord pas ce qui se passait et d'où venait la musique mal enregistrée. Il sortit le petit appareil, un numéro inconnu s’afficha à l’écran. Stéphanie retrouva toutes ses forces pour attraper ce dernier et décrocha. Elle ne dit rien écouta juste, les larmes lui montaient aux yeux et se répandirent sur ses joues. Elle lâcha le téléphone et s’écroula dans l’oreiller, pleurant à chaudes larmes et sanglotant ouvertement. Le garçon prit le téléphone et reprit la conversation, assez furieux après l’interlocuteur.

« Qui est à l’appareil ?

            - C’est à moi de demander ça ! Pourquoi avez-vous le portable de Stéphanie ?!

            - Car elle n’est pas en état de continuer et que je suis un ami qui ne supporte plus de la voir aussi mal !!

            - Alors jeune homme on se calme. Si elle ne vous a rien dit c’est que ça ne vous regarde pas ! Je suis son médecin.
            - Son méde… Stéphanie ? demanda-t-il à la jeune fille encore en larme, mais elle ne répondit rien.

            - Passez-la moi.
            - Elle ne peut pas prendre le téléphone.

            - C’est très important.
            - … »

Il rendit alors l’appareil, elle lança un bref « allô » mais ne dit plus rien avant un moment, quelques mots incompréhensibles sortaient parfois de sa bouche puis elle raccrocha. Marc se sentait vraiment idiot et inutile. Il avait tellement de questions  à lui poser sans savoir comment faire dans un moment pareil. Jake revint enfin et le malaise qui planait était loin d’être discret. Il se sentait très inconfortablement installé ainsi, debout, droit comme un piquet, un petit sac rouge sur l’épaule, petit sac qui devait être celui de la jeune femme. Marc prit alors Stéphanie par les bras et l’aida à se mettre debout, lui expliquant calmement qu'ils la ramenaient chez elle. Ils durent encore être deux pour la faire avancer sans risque jusqu’à sa voiture. Le noirâtre la raccompagna et le châtain alla à la cafétéria pour boire un troisième café qui lui permettrait certainement de se remettre de ses émotions, et surtout, se trouver une excuse pour ses mains encore tremblantes. Son colocataire réapparut pour les deux dernières heures de cours de la journée. Mais le café passait mal et se fut alors Marc qui n’était d'humeur  à faire la conversation, il n’arrivait pas à reprendre son calme, avait des sueurs froides et gigotait beaucoup. Pourtant il le cachait bien.

« Son frère est décédé hier soir… Commença soudainement Jake

            - Son frère ? Mais… Non… Comment ?

            - … Il est tombé d’un pont en moto, il a dérapé à cause d’une rafale de vent.

            - Merde…

            - Jessica a aussi fait le saut de l’ange… Ils étaient ensemble.

            - Jessica ? Celle qui était au lycée avec nous ?

            - Ouai. Et… Le père de Stéph’ est à l’hôpital... Depuis ce matin. »

 

Le silence pesant avait repris son cours. Aucun des deux jeunes hommes n’étaient en mesure de vouloir distraire l’autre de toute façon. Une de leurs amies, la meilleure pour l’un, était en train de vivre un vrai cauchemar. Mais que pouvez-t-ils bien faire ? Comment aider une personne alors que l’on ne peut même pas imaginer ce qu’elle ressent ? Si elle avait eu besoin d’eux elle leur aurait certainement demandé de l’aide. Ils préfèrent tous deux, sans même se concerter, la laisser tranquille, lui laisser le temps de se reprendre doucement. Ils iraient la voir régulièrement et la soutiendraient si elle revenait à l’université dans les prochains jours.

            Comme tous les soirs, ils allaient boire un verre avant de rentrer, Marc ne fit pas attention et commanda un autre café malgré les protestations de son ami. Puis les sueurs froides reprirent ainsi que quelques vertiges. Jake n’était pas dupe et comprit rapidement que quelque chose n’allait pas, même s'il n'avait voulu le lui faire remarquer quelques temps plus tôt.

« Marc ? On dirait que t’as avalé une méduse… Ca va pas ? »

Le silence de son interlocuteur le conforta dans son idée. Surtout quand il devint encore plus blanc qu’un linge en buvant une nouvelle gorgée de café. Mais l’hypothèse de la méduse était à laisser de côté. Le garçon se leva d’un bond et courut aux toilettes. Jake se leva doucement et le rejoignit au bout d’un moment, un peu inquiet. Marc était en train de se vider comme jamais auparavant, et cela avait l'air fort désagréable.

« Gastro ? Osa demander le corbeau en passant sa tête dans l'entrebâillement de la porte.

            - … Caféine. Répondit l’autre en se relevant.

            - Mais t’en as bu combien ?!

            - Quatre tasses depuis ce matin…

            - T’es vraiment un boulet… Arrête la caféine, passe au British !

            - J’y penserai… »

 

Il eut un nouveau vertige et retourna discuter avec le bord blanc de la cuvette. Jake lui massa doucement le dos pour le réconforter. Ca l’inquiétait tout de même pas mal de le voir comme ça. Marc était sujet à de nombreux « rejets » quand il s’agissait du café, pourtant il n’arrêtait pas d’en boire pour se forcer à se réveiller. Il devait y avoir quelqu’un dans sa famille qui était narcoleptique et qui lui avait transmis un peu de ce gêne défaillant.

 

            Ils décidèrent de rentrer tôt pour une fois, et le chemin du retour se fit en silence. Aucun des deux n’étaient suffisamment à l’aise pour parler, et les mouvements du bus rien aux nausées de Marc qui ne tenait presque plus debout. Son ami le soutenait  par la talle fermement et le laissait s’appuyer contre lui pour être certain qu’il ne finisse pas par terre et aussi éviter qu’il ne tangue trop. Les autres passagers les regardaient étrangement, surtout le grand chevelu à la carrure imposante qui tenait le plus petit de façon presque possessive et trop protectrice. Cependant le malade ne remarqua rien, se contentant d’essayer de se reprendre ; pour ne pas avoir une nouvelle nausée.

Une fois arrivé, Marc se précipita dans la petite salle de bain de l’étage pour se soulager l’estomac et se rincer le visage - un petit coup de brosse à dent au passage. Son colocataire attendait devant la porte, toujours inquiet. Quand Marc sortit, il était épuisé et alla aussitôt se laisser tomber sur son lit. Jake le suivait et lui demanda, un bras appuyé contre le battant de la porte : « Si tu as besoin d’un truc hésite pas… J’appelle le doc si tu veux.

- Non c’est bon merci. M’attend pas pour manger, je vais éviter je pense.

             - Ok, repose-toi bien surtout, je vais chez Paul pour les TP »

 

Marc se redressa aussitôt et essaya de se mettre debout mais retomba aussitôt sur le lit.

 

« Oh Merde oui ! Vraiment désolé. Je m’occuperai du compte rendu promis !

            - T’inquiète, c’est pas grave, allez couche-toi avant de t’évanouir méduse-man. »

Il semblait avoir retrouver un semblant de joie de vivre malgré l’inquiétude qui restait sur son visage mât. Il était trop gentil. Marc se coucha après avoir repasser la journée au moins trois fois dans sa tête, il pleura très silencieusement même si la maison était vide. Il connaissait bien le frère de Stéphanie.

Quand il s’endormit, son ancien cauchemar le reprit, mais plus pousser, cette fois-ci, il voyait clairement la noyade de Jake. Il le voyait lutter contre la coque d’un bateau à voile retourner au-dessus de lui, contre le courant qui l’empêchait de nager correctement. Il avait l’impression de vivre cette noyade. Il se réveilla en sursaut et en hurlant à plein poumon. Jake était au dessus de lui et tomba du lit sous la surprise. Il se massa sa chute de reins.

« Woh ! J’ai bien fais de te réveiller ! Tu es sûr que ça va ? »

Marc serra ses jambes contre sa poitrine et cacha sa tête dans ses genoux. Il n’avait jamais rien montrer de pareil à son ami, trouvant cela trop pitoyable, mai il était tellement terrifié qu’il ne pouvait le cacher. Son rêve était encore plus réel que le précédent. Il tremblait.

 

« Hé… C’est bon c’est fini. Tu veux boire quelque chose ?

            - …

            - Je t’apporte de l’eau. »

A peine s’était-il levé que le jeune homme tétanisé lui attrapa le poignet pour qu’il reste. Il se sentait affreusement idiot, mais il avait peur de revoir ces douloureuses images s’il se mettait à réfléchir, seul. L’autre haussa les épaules et se rassit près de lui.

 

« Pas d’eau alors. Mais tu rêvais de quoi pour être dans cet état ?

            - … De t… De tasses à café géantes qui voulaient me noyer dans la caféine ?

            - Ha ha ha ! Pas mal ! Mais élude pas la question, dis juste que tu veux pas en parler. Enfin bref, tu as dû chopper un truc pas cool, j’appelle vraiment pas le doc ?

            - Non non ! Ca doit être le stress des prochains exams c’est tout, répondit-il en était déjà un peu mieux. »

 

Son interlocuteur parut un peu soulager et lui demanda d’essayer de se rendormir, et vu que le réveil indiquait seulement quatre heure du matin, c’était compréhensible. Marc s’exécuta faussement et après le départ de Jake qui baillait bruyamment, il s’endormit à contre-cœur. Tel est le problème des gens ayant un sommeil facile. Le cauchemar ne reprit pas, mais un autre le remplaça avec tout autant de tenacité. Et cette fois-ci, c’était Stéphanie qui en était la tragique héroïne…



Voici donc la fin de ce premier chapitre. Pas mal de mauvaises surprises je dois le reconnaître.

Allez Allez laissez moi vos impressions et vos réactions.

Des idées pour la suite ?

Marc fait-il juste des cauchemars chroniques dû à son stress ?

Kami-Kazuki-Sama

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CHAPITRE 2 : «Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.»  (Dreaming of Wonderworld) posté le samedi 11 avril 2009 21:07


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Après un nouveau réveil en sursaut dû à son rêve plus que réel, Marc ne trouva pas d’autre échappatoire que de prendre une douche froide et d’y rester plus d’une bonne demi-heure. Mais il avait encore des sueurs froides en revoyant certaines images : Un arbre qui se brise sous la puissance d’une voiture percutant Stéphanie, la douleur immense et la lente agonie de celle-ci autour de la carcasse encore brûlante de la voiture. Le jeune homme se frappa violemment le visage pour penser à autre chose. Mais son rêve si réel n’arrêtait pas de le hanter. Comment pouvez-t-il avoir des nuits si terribles ? Et pourquoi Stéphanie ? C’était l’accumulation des nouvelles de la veille qui donnaient un tel résultat ? Il avait peut-être inconsciemment tout mélangé et cela avait donné cet affreux cauchemar. Pourtant la douleur avait été tellement vive qu’il n’avait pu l’imaginer, et c’était ce détail qui le perturbait plus que tout, le fait de faire de mauvais rêves était loin d’être nouveau pour lui. Quand il arriva à la cuisine pour attraper un bout de pain et partir il trouva un mot de Jake qui lui demandait de rester au lit pour la journée. Tant de préoccupation était quelque peu gênant, cependant il ne pouvait s’empêcher de sourire en lisant le petit mot, sa gentillesse était toujours agréable à recevoir. Pourtant Marc n’avait pas l’impression de faire grand chose pour mériter tout ça ; le surnom Méduse-Man lui allait plus que bien. Que faisait-il pour compenser toutes les attentions de son ami ? Mis à part payer la moitié du loyer et les factures ? Il alla tout de même à l’université, mais avec deux heures de retard il n’était pas surprenant de constater que l’amphithéâtre était plein à craquer. Il n’était pas vraiment d’humeur à prendre le cours assit sur les escaliers, il alla alors dans la cours profiter du soleil pour faire un peu de Mathématiques, sans avoir omit de remarquer le regard surprit de Jake à son égard quand il était apparu à la petite fenêtre des portes battantes.

            La première heure passa plutôt vite, le nez dans son bouquin et la main trop occupée à écrire sans cesse des tonnes et des tonnes de formules lui permirent d’oublier son cauchemar et de passer à autre chose. Il n’essayait plus de comprendre, il été passé à autre chose, il essayait de trouver la probabilité conditionnelle de tomber sur un cube rouge de petite taille sachant que l’urne soit remplie de cube rouge, vert et bleu de tailles différentes et en nombre très importants… Rien que le mot ‘probabilité’ dans la question lui permit de s’évader de sa transe de terreur. Désormais il ne voyait la vie qu’en tas de paramètres et schéma de Bernoulli. Ce qu’il pouvait haïr cette partie de son cours. C’est alors qu’un objet glacé et humide vint lui toucher la joue, il sursauta tellement qu’il tomba en arrière, hors du banc, les jambes en l’air et la tête dans l’herbe. Un rire puissant et parfaitement identifiable arriva à ses oreilles.

« Jake !

            - Ha Ha Ha c’était quoi cette réaction ?! Pfff Ha Ha
            - La ferme tête de palmier !

            - La méduse est en colère ? Navré.

            - Non, j’ai juste envie de te faire avaler cette canette par voie anale…

            - Charmant, très poétique. »

            Il rit encore un instant avant de finalement s’installer sur le banc en pierre où avait Marc avait retrouvé sa place. Ce dernier rangeait ses affaires tout en soupirant. Jake lui tendit alors la canette de Coca et ouvrit la sienne. Le châtain le dévisagea un instant, étudiant cette étrange coiffure qu’il ne lui connaissait pas. Ses cheveux attachés en une sorte de faux chignon mal fait qui laissait ses cheveux apparaître au-dessus de son crâne, comme un palmier de couleur jais. Il tourna finalement le regard, il faut avouer qu’il avait toujours aimé le voir avec les cheveux attachés mais le dévisager ainsi relevait plus d’un sentiment qu’il ne voulait pas montrer et qui était loin d’être propre aux garçons. Enfin, c’est ce qu’il pensait. Son regard se posa donc sur une jeune femme grande, élancée, aux magnifiques jambes longues et musclées. Elle était appuyée à l’un des murs de brique de l’université et son regard semblait suivre quelque chose qu’il était impossible de définir à cause de l’opacité de ses lunettes noires. Ses cheveux courts, rouges, coupés hasardement semblait-t-il vu leurs formes irrégulières, contrastaient avec son teint pâle et sa prestance. Ses vêtements rouge et noirs moulant, ses haut talons aiguilles noirs vernis, son rouge à lèvre vermeille, accentuaient cette étrange prestance et son charisme lui permettait de ne pas être approché. Elle fumait une cigarette et ses doigts aussi fins que longs donnaient l’impression qu’une fois fermé sur quelque chose il était impossible de leur faire lâcher prise. Son attitude et ce qu’elle dégageait ne permettaient pas de la classer dans une quelconque catégorie, il était d'ailleurs difficilement de savoir ce qu'elle faisait dans cette université : ce n'était pas une élève et encore moins un professeur.

« Tu connais cette fille ? Demanda Marc sans quitter la jeune femme des yeux

            - Qui ça ?

            - La jeune femme près de l’entrée sud, appuyée contre le mur

            - Je ne l’ai jamais vu… Mais elle est plutôt attirante, hum, si je vais lui parler tu penses qu’elle répondra ?

            - Pauvre Christelle… Si elle t’entendait…

            - Hein ? Ne va pas lui raconter un truc comme ça ! Comme ci c’était mon genre de la tromper ! »

            La conversation dériva aussitôt sur le pour et le contre de cette révélation. Jake était-il un coureur de jupon ou non ? Cette question permit à Marc de changer de sujet. Changement voulu puisque Marc cru remarquer le regard de cette inconnue pivoter vers eux en même temps que ses lunettes noires, son charisme l’avait poussé à fuir ses yeux. En jetant un dernier coup d’œil à celle-ci avant de partir pour un autre cours quelques minutes plus tard, il remarqua que cette dernière se raidit d’un coup, écrasant sa cigarette contre le mur et se mettant à marcher d’un pas déterminé vers l’extérieur, elle disparut derrière le mur qui donnait sur la rue. Intrigué alors qu’il ne devrait absolument pas l’être, Marc partit à sa suite et essaya de comprendre ce qui l’avait tout à coup sorti de sa passivité évidente.

« Marc ? Hé ! Tu vas où ? Marc ! » cria Jake dans son dos.

Marc ne s’arrêta pourtant pas et une fois arrivé hors de l’enceinte de l’établissement, un violent vertige le prit. Une sensation de déjà-vu malsaine et pesante venait de le surprendre. Il n’avait jamais pensé que cela pourrait être si intense d’avoir ce genre de sentiment. Il poursuivit tout de même sa course et vit au loin Stéphanie arriver lentement et inexpressive, vide. Le sentiment de déjà-vu fut remplacé directement par la violence des images de son cauchemar, surtout quand il entendit et vit, la voiture grise arriver vers elle sans contrôle. Comme prit d’un violent élan de panique mêlé à une poussée vertigineuse d’adrénaline, il se mit à hurler comme jamais et courir encore plus vite.

« STEPHANIE !!!!!!!! »

Mais son crie sembla pourtant étouffer par un autre, plus puissant et grave, un cri qui hurla son nom à lui. Une intonation familière mais déformée par l’horreur et la panique.

Un horrible son de bois brisé et de pneus crissant furent les derniers sons qui laissèrent place à un long silence morbide. La jeune femme à la cigarette se tenait tout près, droite, impassible, s'allumant une autre cigarette et semblant attendre quelque chose malgré une expression de contrariété se dessinant sur son visage au fur et à mesure que le silence prenait sa place...



Citation du Chapitre : Honoré de Balzac

Qui est cette mystérieuse jeune femme ?

Que s'est-il passé ? 

Marc a-t-il vécu en direct son cauchemar ?

C'est une scène que j'avais hâte d'écrire, enfin la suite surtout, cette partie sera sans doute le lancement direct de l'intrigue. J'attend vos avis avec impatience =D

Kami Kazuki Sama & son cher fouet

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